Portrait de femme Pastel signé en haut à droite 61 x 42 cm Héliard dit Hélier Cosson. Élève de Fernand Cormon, il obtient en 1923 une mention honorable au Salon des artistes français dont il est sociétaire perpétuel. S'il a collectionné les prix, les reconnaissances et les expositions de son vivant, le Castelroussin Hélier Cosson n'a jamais été très doué en gestion de carrière. Le magnifique ouvrage que viennent de lui consacrer Anne-Marie Delloye-Thoumyre et l'Association des Amis d'Hélier Cosson, tombe à point nommé. Hélier Cosson a peint les plus grands du XX siècle. La cour d'Angleterre, mais aussi le roi Alphonse XIII d'Espagne et Elvis Presley à Paris en 1959, ont été croqués par un personnage qui s'intéressa aussi aux plus humbles avec le même talent et la même sensibilité. Sanguine, fusain, encre, peinture à l'huile et pastel. « On lui reconnaîtra la maîtrise du trait à la manière d'Ingres, le velouté de la matière et la capture de la lumière digne d'un Quentin de la Tour », écrit de lui Anne-Marie Delloye-Thoumyre. « A ces modèles, il disait : regardez-moi avec amour ». Cet amour transparaît dans chacun de ses portraits. Véritable cigale et grand adepte des périodes de vaches maigres, Hélier Cosson pouvait gagner de l'argent de manière inattendue : prévenu par un ami médecin, il venait faire le portrait d'un défunt sur son lit de mort. L'artiste embellissait le modèle qui n'avait jamais été aussi beau de son vivant. La famille y trouvait une grande consolation et récompensait alors le peintre ! « Hélier Cosson, la lumière transfigurée », édition Les Amis d'Hélier Cosson, 32 €. Contact : tél. 06.14.15.41.45. Ref2201LP51.63PR


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