TÊTE AKAN, terre cuite sur socle, peuple Kwahu, Ghana

12 000,00 €

Terre cuite. Hauteur : 73 cm. Hors socle : 58 cm. x 40 cm.
Du XVe au XVIIIe siècle, les peuples akan méridionaux, principalement au Ghana et en Côte d'Ivoire, utilisèrent des têtes de terre cuite dans les rituels funéraires de leurs chefs ou de la famille royale. Durant ces cérémonies, qui pouvaient avoir lieu jusqu’à deux ans après la mort du chef, une tête ou une statue représentant le défunt était sculptée et portée à travers le village. Elle était ensuite laissée sur la tombe du défunt ou posée sur un autel où elle recevait des libations.
La production de portraits en terre cuite des membres des familles royales et de leur entourage était confiée à des femmes, potières, céramistes, dont les ateliers étaient autrefois contrôlés par les reines mères. Une diversité de styles régionaux se développa, de 1600 à 1965, parmi divers groupes akan.
Nous présentons cette œuvre majeure provenant d’une collection privée en France et achetée chez un galeriste français installé au Togo en 1996 et auteur du socle en ébène. Nous n’avons pas les papiers en attestant mais sommes en relation avec la collectionneuse.
Œuvre remarquable dans une forme circulaire parfaite, correspondant pour son arrondi à l'un des styles les plus importants du peuple kwahu sous-groupe ethnique de la grande communauté Akan au Ghana qui vit principalement dans la région orientale du pays, sur les hauteurs escarpées du plateau de Kwahu, souvent surnommé la « forteresse naturelle », dominant le lac Volta à l'ouest.
Le visage sublime de cette terre cuite funéraire aux traits délicatement résumés et suggérés tend à l'abstraction, au cubisme. On pensera par exemple à Paul Klee dans son tableau Senecio (1922). Notre terre cuite est magistralement à la croisée des curiosités des cubistes comme Picasso et Braque, qui s'intéressent d'abord à la géométrie, à la structure et aux plans de l'objet africain, et à celles des surréalistes comme Breton qui cherchent le mystère, le mythe et la fonction rituelle.

Terre cuite. Hauteur : 73 cm. Hors socle : 58 cm. x 40 cm.
Du XVe au XVIIIe siècle, les peuples akan méridionaux, principalement au Ghana et en Côte d'Ivoire, utilisèrent des têtes de terre cuite dans les rituels funéraires de leurs chefs ou de la famille royale. Durant ces cérémonies, qui pouvaient avoir lieu jusqu’à deux ans après la mort du chef, une tête ou une statue représentant le défunt était sculptée et portée à travers le village. Elle était ensuite laissée sur la tombe du défunt ou posée sur un autel où elle recevait des libations.
La production de portraits en terre cuite des membres des familles royales et de leur entourage était confiée à des femmes, potières, céramistes, dont les ateliers étaient autrefois contrôlés par les reines mères. Une diversité de styles régionaux se développa, de 1600 à 1965, parmi divers groupes akan.
Nous présentons cette œuvre majeure provenant d’une collection privée en France et achetée chez un galeriste français installé au Togo en 1996 et auteur du socle en ébène. Nous n’avons pas les papiers en attestant mais sommes en relation avec la collectionneuse.
Œuvre remarquable dans une forme circulaire parfaite, correspondant pour son arrondi à l'un des styles les plus importants du peuple kwahu sous-groupe ethnique de la grande communauté Akan au Ghana qui vit principalement dans la région orientale du pays, sur les hauteurs escarpées du plateau de Kwahu, souvent surnommé la « forteresse naturelle », dominant le lac Volta à l'ouest.
Le visage sublime de cette terre cuite funéraire aux traits délicatement résumés et suggérés tend à l'abstraction, au cubisme. On pensera par exemple à Paul Klee dans son tableau Senecio (1922). Notre terre cuite est magistralement à la croisée des curiosités des cubistes comme Picasso et Braque, qui s'intéressent d'abord à la géométrie, à la structure et aux plans de l'objet africain, et à celles des surréalistes comme Breton qui cherchent le mystère, le mythe et la fonction rituelle.